vendredi 22 août 2014

Canada Road Trip / part 3 - Le parc provincial Algonquin

Nous voici arrivés au parc Algonquin, après quelques heures de route depuis la péninsule de Bruce. Nous avons hâte de nous plonger dans la nature sauvage canadienne, et c'est l'endroit où le faire : le parc fait 7600 km², et une seule route le traverse, la Highway 60 ! Le reste n'est que rivières (1200 km de cours d'eau) et lacs (environ 2400, de taille variable).
Ici l'activité phare, c'est le canoë ! Il est possible de partir plusieurs jours en balade sur les lacs et de faire du camping sauvage. C'est notre programme pour nos deux premiers jours ici. Après une nuit en auberge de jeunesse à l'extérieur du parc (où nous avons profité du sauna), nous partons le matin louer nos canoës. En général le loueur fixe les canoës sur le toit du n'importe quel vehicule et c'est "good to go". Mais pas de chance, le van qu'on a loué est un des seuls véhicules pour lequel ils ont du mal à faire ça. Finalement le loueur nous propose d'emmener nos canoës jusqu'à Smoke Lake car ce n'est pas très loin.

En route !

Nous récupérons notre permis de camping et pass d'accès au parc. Nous avons réservé notre nuit à l'avance, le principe : on choisit sur une carte détaillée sur quel lac on veut camper, sachant qu'il y a plusieurs campements par lac (de quelques uns à plusieurs dizaines selon la taille du lac). On appelle pour faire la réservation. Une fois sur place, c'est premier arrivé premier servi pour le choix de l'emplacement, mais on est sûr qu'il y en a au moins un pour nous ! Nous avons choisi de camper sur Big Porcupine Lake. Voici la carte détaillée des lacs que nous traversons : Smoke Lake, Ragged Lake et Big Porcupine Lake.



Nous mettons les canoës à l'eau et c'est parti ! Nous avons une carte précise des lacs et une boussole. La météo est très changeante et on en fera les frais ces deux prochains jours ! Mais il y a aussi de très belles éclaircies et on apprécie les superbes paysages et la nature sauvage. Il y a peu de monde sur les lacs, on est quasiment seul et on se sent vite "into the wild".

Mise à l'eau

Et c'est parti !





Le deuxième canoë (trois places)

Le beau reflet du ciel et des arbres dans l'eau






L'autre particularité du canoë dans le parc algonquin est le portage ! Pour rejoindre les lacs les uns entre les autres, il y a des chemins où il faut porter son canoë et tout le reste des sacs à pied jusqu'au lac suivant. Les canoës sont spécialement conçus pour pouvoir être retournés et portés sur le dos par une personne...mais bon, vous demanderez à Edwin et Geoffrey, même si on avait pris les canoës en "Superlight Kevlar", c'est quand même lourd sur 500 mètres ! D'autant plus que le chemin n'est par commode : ça monte, ça descend, il y a des racines et des rochers partout. Bref, il vaut mieux avoir peu de portages dans une excursion !


Indication de la zone de portage





Edwin en pleine action

Parcours du combattant pour Geoffrey

Un peu de répit après le portage

On s'en sort plutôt bien à ramer sur les lacs, mais on arrive quand même à se perdre un peu sur Ragged Lake. Le 2e portage vers Porcupine Lake est dur à trouver, il faut ramer vers une partie du lac peu profonde avec beaucoup de plantes aquatiques, on se demande si c'est là et finalement on aperçoit le panneau.
Du coup, on arrive sur Porcupine en fin d'aprem et on se met à la recherche d'un campement...évidemment ils sont tous pris, alors on rame plus loin jusqu'à finalement trouver le graal !

Étendue de nénuphars à traverser pour trouver le chemin
 

C'est bien par là ! Voyez le petit panneau jaune sur le tronc.

"C'est bon c'est libre ici !" - vous comprendrez cette joie quand vous aurez fait le même parcours ! ;)


Le site pour camper est vraiment bien. Il y a un gros firepit et une zone déboisée pour mettre les tentes. Il y a aussi un petit chemin qui mène à des "toilettes sèches" (comprenez : une boite en bois avec un trou). Les sous-bois sont très humides et on voit beaucoup de champignons.
Après avoir installé le campement, on se laisse tenter par une baignade, l'eau est super bonne et ça fait du bien après une journée à ramer. En prime, on a vue sur le lac et on est seul dans cette nature (les autres campements sont loin et on ne les voit absolument pas). Le coucher de soleil est aussi très beau.

Nos tentes cheap Canadian Tire






On fait un superbe feu le soir et on mange tranquillement autour. On a principalement de la nourriture séchée, des graines, des fruits secs...et on se rend compte qu'on a oublié la viande séchée (le "beef jerky") ! C'est pas grave on a quand même assez de choses. Les petits écureuils la journée laissent place aux petites souris la nuit, qui viennent manger nos miettes de chips.
Le soir, on doit réunir la nourriture, les déchets et les produits de toilette type dentifrice dans un sac et l'accrocher en hauteur avec une corde...car dans le parc il y a une population importante d'ours bruns ! Et la nourriture les attire...si vous gardez la nourriture dans votre tente, vous allez avoir une mauvaise surprise la nuit.





Le lendemain, on se rend compte qu'on a fait la grasse mat' alors on se met rapidement en route pour revenir. Le temps est très changeant comme la veille. On commence sous le soleil, et on finit sur le dernier lac avec un orage bien violent qui nous trempe jusqu'aux os...et on a beau ramer, on fait du sur place. Mais on finit par y arriver, et cette excursion est l'un de nos meilleurs souvenirs à tous ! Bref, on vous le conseille si un jour vous venez au Canada. Algonquin Park is awesome !!!



On passe les deux nuits suivantes dans un camping du parc (un "vrai", mais quand même assez rustique). Pour notre dernière journée, on fait une randonnée de 11km, la "Mizzy Lake Trail" qui passe par plusieurs étangs. Elle est aménagée pour observer la vie sauvage, et il y a un petit fascicule explicatif que l'on emmène pendant la promenade et qui explique les animaux que l'on peut voir, le tout dans un style très lyrique ! Thibaut, rebaptisé "Père Castor", nous fera la lecture toute la journée. On voit finalement pas mal d'animaux même si on ne verra pas les stars du parc (orignaux, castors et ours) ; on apercevra néanmoins deux hérons, les traditionnels écureuils, quelques grenouilles, papillons, tortues, et quand même un orignal mais de très très très loin (heureusement, on croise des randonneurs avec des jumelles !). ...Et n'oublions pas nos amis les moustiques ! On ne les voit pas mais ils laissent des traces, surtout sur certains ;) La rando est très sympa, elle passe parfois dans les forêts, parfois le long des étangs créés par les castors, parfois sur les étangs avec des passerelles en bois aménagées.





Ecureuil

Héron

Tortue (avec un numéro en blanc sur le dos)


La lecture de Père Castor

Papillon
Grenouille




De retour au camping, on se prépare des burgers cuits au feu. Geoffrey montre à Edwin comment débiter le bois après avoir emprunté une hachette au campement voisin (oui, c'est le matériel de base de tout campeur canadien, mais nous on n'était pas équipés !). Le lendemain, on quitte le parc pour revenir à la civilisation...avec l'envie de revenir un jour.


 




Prochain épisode : Ottawa.






1 commentaire:

  1. superbes paysages , ça donne envie(à part le portage des canoes ! et les moustiques !)

    RépondreSupprimer